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ROUGE OU BLEU SELON L’INTENSITÉ

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Seuls en scène à 3

Durée : 70 minutes

Avec

Gwenaëlle Simon,  Vérène Westphal et Pascal Gourgand

Mise en scène : Thibault Rossigneux

Texte : Gwenaëlle Simon

Musique : Vérène Westphal et Gwenaëlle Simon

Chorégraphie : Fatima N’doye – Création lumières : Cilia Trocmée

Scénographie et costumes : Stéphane Plassier

Résumé

Une femme seule dans son appartement se plaît, par tous les temps, à se raconter sa vie plutôt que de se risquer à la vivre. Sa difficulté à se frotter aux autres fait d’elle une sorte d’ermite en proie à une vie intérieure intense.

Incapable d’action, elle n’utilise pas son temps à lire ou à écouter de la musique, mais plutôt à divaguer et à s’ennuyer… à voix haute.

Ainsi, elle s’invente, chaque fois avec la même sincérité, une brillante réussite sociale, une vie de famille épanouie, une relation  amoureuse passionnée…

Et puis, régulièrement, comme une comptine, elle revient sur les blessures de son enfance, sans jamais nous assurer qu’il s’agit bien cette fois d’une réalité, qui peut-être nous donnerait la clef de son étrangeté…

Note de mise en scène

Une comédienne, un artiste lyrique et une violoncelliste sont les trois interprètes d’une même solitude, celle d’une femme, qui nous entraîne au cœur de ses fantasmes et de ses souvenirs.

La scénographie permet de délimiter l’espace de vie de cette femme.

Un escalier qui n’aboutit nulle part évoque son impossible accès à un extérieur inquiétant.

Les trois narrateurs sont tantôt objets (fauteuil, pied de lampe, repose-pieds …) tantôt sujets incarnant tour à tour ses fantasmes. Le chanteur est ainsi : le mari sans envergure, l’amant idéal, le père mais aussi la copine d’enfance, la mère. La violoncelliste : la rivale, la femme idéale, le mauvais garçon …

Des zones d’ombre permettent d’isoler en solo, duo ou trio les interprètes et de rendre perméable la fragile frontière entre le réel et l’imaginé.

Tous les sons sont réalisés sur le plateau par les trois protagonistes qui s’approprient un instant le talent des autres pour mieux servir ce récit collectif.

Le violoncelle est utilisé aussi comme guitare, percussion, déclic d’appareil photos …

Les chansons, interprétées par les trois artistes accompagnent le récit et sont chaque fois révélatrices des émotions profondes de cette femme.

Quelle est la meilleure manière de mettre en valeur et en forme des propos aussi troublants que l’inceste, le suicide, la violence morale ?…

Nous avons choisi  le décalage que permet l’humour allant parfois jusqu’à l’absurde.

C’est donc avec énergie et insouciance que cette femme nous fait part de ses expériences les plus terribles.

Nous ne la comprenons pas toujours, mais toujours elle nous touche, et  lâchant prise, nous plongeons avec elle dans son univers loufoque et haut en couleurs.

Chacun d’entre nous retrouve dans ces vérités successives, ces  mensonges petits ou graves que l’on se fait à soi même pour  pouvoir survivre, et vivre ensemble.

L’histoire  du  spectacle :

Tout d’abord «  seul en scène » crée et joué par Gwenaëlle Simon, le spectacle prend ensuite une nouvelle forme avec  la collaboration artistique de Jean-Michel Ribes, pour donner aujourd’hui  naissance à un nouveau spectacle à trois et en musique mis en scène par Thibault Rossigneux.